La Cfdt signe l’accord NAO 2021

L’année 2020 a vu l’activité économique mondiale se contracter comme jamais depuis 1929. Une des conséquences pour Lectra est une chute de 40% du bénéfice. De fait, la Direction nous annonça un gel des salaires, tout en nous invitant à faire preuve d’imagination quant aux éléments que nous souhaiterions développer lors de cette NAO.

Si nous convergeons sur l’analyse mondiale de la situation, notre lecture de la situation lectrasienne est différente. Malgré la crise économique, nous faisons le constat que, pour la première fois de toute l’histoire de Lectra, une crise majeure ne nous amène pas en zone rouge. De plus, la nature de nos recettes, largement composées de revenus récurrents, nous montre que les 60% restants des bénéfices sont solides. Nous pouvons raisonnablement compter dessus de manière récurrente.

Comme demandé par la Direction, nous avons su faire preuve d’imagination (revendications 2021), sans pour autant abandonner des mesures sonnantes et trébuchantes. En effet, cette année nous signale que Lectra a des moyens stables pour revisiter le partage de la richesse, Le projet d’acquisition de Gerber, intervenu en fin de négociation, nous le signale autrement.

De nos ambitions sur le partage de la richesse, nous quittons ces NAO avec une Augmentation Générale de 30€ par salarié. Elle est complétée d’une revalorisation du point d’ancienneté des non cadres, passant de 5.59€ à 5.70€. C’est plus que le gel annoncé, mais bien moins que ce que Lectra est en mesure de faire. Lors d’un CSE avec Daniel Harari concernant le projet Gerber, nous avons convenu que nous devions nous revoir bientôt pour discuter de “partage de la valeur” sur le moyen terme. S’il n’est pas dit que nous trouverons un terrain d’entente sur cette question, nous avons déjà en commun le sentiment de la nécessité de nous revoir.

Pour le reste, le résultat de la négociation est très positif. Cinq de nos revendications ont été prises en compte cette année.

#1. En premier lieu, il y a une mesure d’aménagement de fin de carrière qui pourrait satisfaire les salariés proches de la retraite. Une salariée de Lectra, non syndiquée à la Cfdt, est à l’initiative de l’idée et nous voulons l’en remercier. L’idée fut échangée avec la Direction il y 18 mois, et a fait son bout de chemin pour arriver à point nommé cette année. Déjà développée chez Thales, elle consiste à verser de manière anticipée l’indemnité de départ à la retraite sur un “compte épargne temps” du salarié. Ainsi, deux ans avant son départ à la retraite, celui-ci pourra bénéficier de ces jours (jusqu’à 6 mois pour une carrière de 40 ans pour un non-cadre, 5 mois pour un cadre) pour anticiper son départ ou alléger son temps de travail. Entre 25 et 35 salariés pourraient en bénéficier chaque année.

#2. L’extension de la prise en charge du congé paternité dans sa nouvelle durée est une autre avancée importante. Le congé paternité concerne entre 15 et 20 pères chaque année. Comme le congé maternité des femmes, ce congé est indemnisé par la CPAM jusqu’au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (41.136 brut annuel). Pour maintenir la rémunération du salarié, le complément de salaire est traditionnellement pris en charge par Lectra pour les mères. Cependant, il a fallu attendre l’accord NAO 2020 pour que le complément soit aussi accordé aux pères, sur la durée légale de 11 jours. Le congé paternité sera étendu à 25 jours à partir de juillet prochain. Le complément assuré par Lectra sera allongé d’autant.

#3.4.5. La mise en place d’un complément de salaire pour les congés de proche aidant ou les congés de présence parentale est aussi une mesure importante. Les salariés se retrouvant dans cette situation peuvent bénéficier d’une allocation journalière versée par la CPAM comprise entre 44 et 52 euros, souvent très en deçà de la rémunération nette du salarié concerné. Jusqu’alors non rémunérées, ces absences seront désormais complétées par Lectra par une rémunération journalière de 35€ brut, dans la limite de la rémunération nette ordinaire du salarié. Cette mesure pourrait ne concerner qu’un seul salarié par an qu’elle offrirait pourtant une aide bienvenue dans ces situations difficiles. Elle sera complétée par la prise en charge de la part patronale de la mutuelle d’entreprise sur une durée de 12 mois, auparavant limitée à 6 mois. 

Au final, l’ensemble des mesures non salariales sont significatives d’une prise en compte positive de situations singulières. Nous sommes très contents qu’il en soit ainsi. Elles viennent s’ajouter à d’autres mesures déjà adoptées lors de précédents accords. N’hésitez pas à consulter notre page “les accords d’entreprise en un clin d’oeil”. Pour vous en convaincre, savez-vous qu’il existe des “jours parents malades” ?

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